les actions de Lucie

Le 15 mars 1943 à Lyon, Raymond Aubrac, Ravanel,  Kriegel-Valrimont de Libé-Sud, Morin, Forestier de Combat  sont arrêtés  par la police française lors d’un rendez-vous  où ils discutaient de l’organisation de maquis dans l’Ain et les Alpes à la suite du refus massif des jeunes de partir pour  le STO. Ils sont emmenés à la prison Saint-Paul mais ne sont pas identifiés par la  police à qui ils font  croire à une affaire de marché noir.

Lucie, avec  la complicité d’un médecin, leur procure la fameuse drogue génératrice  de fièvre, inexpliquée… Ils sont tous  les quatre  transportés dans le service pénitentiaire de l’hôpital de l’Antiquaille.  Un chantage auprès du procureur permet d’obtenir la mise en liberté  provisoire d’Aubrac, tandis que Lucie organise, avec les groupes-francs de Libération l’évasion des trois autres encore à l’hôpital.

Le 21 juin 1943, Raymond est pris dans le coup de filet de Caluire, avec Jean Moulin. Lucie avait rendez-vous avec lui, le soir, dans un restaurant. Au bout d’une vingtaine de minutes, elle pressent le drame. Elle sait qu’il porte ce jour-la l’identité de « Claude Hermelin ».  Quand elle a la certitude de ce que s’est passé sur la colline chez le docteur Dugoujon, elle pense que les prisonniers sont à Montluc, la prison allemande. Elle fait un colis, au nom de  Claude Hermelin, et l’enveloppe dans un journal qui comporte une grille de mots croisés incomplète. Il y manque : »règle de physique «  et « prénom féminin ». Quelques heures après, elle vient chercher le paquet de linge sale du prisonnier : il est enveloppé dans le même journal, dont  les mots croisés sont achevés par « Maxwell »  (Jean Moulin va bien, et se fait appeler Max) et  « Léonie ». Car Raymond   lui avait dis qu’en prison  ses camarades l’avaient surnommés Napoléon.

Alors Lucie décide d’aller voir Klaus Barbie. Elle tente de l’ébranler en lui racontant qu’elle est une fille de très bonne famille, enceinte du prisonnier Hermelin et qu’il faut absolument s’arranger pour qu’il l’épouse afin de sauver son honneur. Il l’éconduit sans vérifier son identité. Tenace, elle  retourne le voir. Il lui annonce alors que le prisonnier est condamné à mort. Elle ne renonce pas son projet de le sauver.

Pendant cet été 1943, période de vacances scolaires, elle participe avec le groupe de franc, à d’autres évasions, à des actions de renseignements et de sabotages. Elle arrive à soudoyer un général allemand, chef de la police économique de Lyon. Elle lui raconte son histoire de jeune fille enceinte pour qui le mariage est primordial. Vénal, il accepte de coûteux cadeaux et un jour, il lui dit « Mon ami, un capitaine de la gestapo vous attendra demain à l’école de santé avenue Bertholot. Vous y rencontrerez l’homme qui vous à séduite. » Elle obtient un rendez-vous le 21 octobre.

Raymond fais d’abord semblant de ne pas la reconnaitre, tandis qu’elle joue la femme exigeant une « réparation ». Le rendez-vous est pris pour le mariage en présence d’un prêtre. Un groupe de franc intercepte le fourgon qui ramène Raymond au fort Montluc. Le chauffeur du fourgon est tué à l’aide d’un silencieux. Les prisonniers s’évadent mais dans la confusion, Raymond est blessé au visage.   Les allemands inspectent les lycées à la recherche d’une certaine « Catherine », professeur, qui a organisé une invasion.  Lucie doit devenir clandestine, sa tête est mise à prix.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                       

                                

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